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Quelques citations référencées...

Message par M. le Jeu 24 Jan 2013 - 15:42

Les représentations, les croyances et le savoir

« Certes aucune théorie n’est d’un accès facile, il faut accepter de payer le prix de l’initiation pour acquérir les clefs de sa signification.
Et dans le prix à payer, il y a le sacrifice de bien des illusions et de bien des croyances sur l’autel de l’exigence d’exactitude »

Charlotte Herfray La psychanalyse hors les murs

L’Ethique

« Je suis redevable à tous les membres des groupes avec lesquels j’ai travaillé …, aux amis avec qui des échanges ont été possibles, aux maîtres que j’ai eu la chance de connaître et de reconnaître…, bref, à tous ceux qui tentent d’œuvrer là où ça vit, aime, hait, pense et souffre et qui essayent de rester fidèles à l’exigence éthique sans laquelle “l’excellence humaine” s’effiloche.
Je l’écris pour tous ceux qui n’ont pas renoncé à sauvegarder et à promouvoir une haute idée de l’humain, à travers leurs activités et qui veulent poursuivre l’effort, jamais achevé ni programmable, qui s’appelle “penser”.
Je l’adresse à tous les artisans du culturel qui travaillent dans l’ombre, qui investissent pour que ne tarisse pas la source d’une réflexion occupée d’autre chose que de l’utilitaire, qui se demandent comment rester justes à l’égard d’autrui, comment maintenir des valeurs qui permettent à la fois le renouvellement et la pérennité de la spécificité humaine, protéger les plus faibles et lutter pour que la Cité soit habitable et vivante. »

Charlotte Herfray La psychanalyse hors les murs


L’Education

« Eduquer, c’est humaniser, identifier et socialiser »

Charlotte Herfray La psychanalyse hors les murs




L’autorité


« De l’autorité nul n’est maître : elle résulte d’une reconnaissance qu’autrui nous adresse. Elle ne saurait relever du seul statut, comme c’est le cas du pouvoir »


Charlotte Herfray Les Figures d’Autorité

Les mots

« Les mots n’en sont pas moins l’instrument indispensable de la construction de chaque personne, car ils permettent de donner sens à la rencontre des autres …
En approchant chaque mot avec respect, nous espérons avoir contribué à la lutte contre la marée envahissante du bruit »

Albert Jacquard Nouvelle petite philosophie pages 8 et 9


L’observation et le récit

« J’apprécie pourtant l’observation. Je l’apprécie, quand il s’agit d’une « belle observation », pour son exactitude…
Une belle observation se garde bien d’inventer quoi que ce soit, elle donne à voir dans les détails ce que notre regard néglige, fixé qu’il est sur la forme d’ensemble et satisfait s’il permet d’attribuer un nom à l’objet perçu.
Le souci d’exactitude, quand c’est d’analyse qu’il est question, se déplace, exige d’autres modalités. Il s’appelle, entre autres, souci du mot juste, venant à point nommé.
Il s’emploie, avec l’écrit, à transposer le mouvement et le rythme de la parole dans le mouvement et le rythme de la phrase, tout comme les moments de rupture.
En cela, il est fidèle au rêve : un rêve n’est jamais flou dans le choix des images qu’il opère pour dire ce qui le porte, il est on ne peut plus précis, c’est son récit qui le rend flou…
Cela concerne la justesse du mot qui est aussi rendre justice à ce qui est nommé, au corps des choses, à leur chair…

A défaut d’être la chose même, les mots du moins n’ont pas le droit de lui faire injure »

Jean-Bertrand Pontalis « Fenêtres » Gallimard collection Folio Pages 115 et 116


La séparation : césure ou coupure ?

Césure : Repos à l’intérieur d’un vers après une syllabe accentuée

« La coupure, elle, tranche, elle est incision, brisure, amputation, séparation nette et brutale. Coupure : castration ? frustration ? Césure : temps de repos, de halte après la syllabe accentuée… fléchissement d’un mouvement qui reprendra un peu plus tard…
La césure marque le rythme, indique un intervalle dans la durée, inscrit la discontinuité dans la continuité.
…moment d’accalmie pendant la traversée »

Jean-Bertrand Pontalis « Fenêtres » Gallimard collection Folio Pages 78 et 79

Gérer

« Deux femmes dans un café parlent d’une amie commune.

‘‘Comment l’as-tu trouvée ?’’
‘’Pas bien du tout la pauvre !’’
‘’Que veux-tu, elle ne sait pas gérer son deuil.’’

Le deuil, la mort de l’homme que cette femme aimait, objet d’une bonne ou mauvaise gestion !
Gérer son budget, gérer son temps, gérer son énergie, gérer son angoisse et même, un comble ! gérer ses passions…
Voici que le vocabulaire marchand gagne ce qu’il y a en nous de plus intime, de plus obscur.

J’ai honte pour ces femmes qui ignorent qu’on peut être fou de douleur et qui ‘’gèrent’’ à petites gorgées leur apéritif du soir »

Jean-Bertrand Pontalis « Fenêtres » Gallimard collection Folio Pages 148


L’autorité

« Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne, alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie... »

Platon « La République »
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